01 août 2006
Pas joyeux
Voilà Jérôme et Jean Gabriel sont repartis pour le France après un petit tours vers les chutes du Niagara et Toronto et Yann Laurent a pris leur place pour quelques jours. Le festival juste pour rire est fini et c’est au tours du festival gay « Divers Cité » et des OutGames. Les homos règnent sur la ville pour 15 jours. (Et j’oublie certainement une bonne quantité de festivals comme « Nuits d’Afrique »…). Et pour démarrer ce festival s’est déroulée la Gay Pride de Montréal. Et là, je dis POUAHHHHHHHHHH. On est parti avec Laurence, Alex, Delphine, John, Maïté, Fabienne, Bertrand et Yann Laurent avec l’intention de faire la fête, de danser et d’assister et participer à un défilé haut en couleur. Ben, c’est raté. J’ai connu quelques Gay Pride en France avec chars, musique à fond et surtout des centaines de personnes en train de danser, de s’amuser. Ici, il n’en est rien. On est parqué le long du trajet et on regarde passer les chars, les associations… Bref une parade comme au 14 juillet en plus joyeux mais en moins coloré presque. Les chars étaient assez minables, le niveau sonore proche de celui de mon radio réveil, aucune ambiance ou presque et impossible de se mettre derrière un char pour faire la fête. Bref, une grosse différence avec ce qu’on peut voir en France. Ben oui, mais l’art de la manifestation, on l’a ou on ne l’a pas. Et là ça ne se discute pas. Mes critiques ont été rares jusqu’à présent mais là, difficile de ne pas être déçu.
Fred, enseignant, ça rime avec manifestant ??
30 juillet 2006
Changement de plume...
Changement de plume pour ces quelques lignes puisque Fred nous (à JG et moi-même) laisse la parole.
Notre petit séjour à Montréal s’achève bientôt et il est pour nous l’heure de plier bagages et d’emporter avec nous de jolis souvenirs. Comme dans une cérémonie pour oscars, je vais commencer mon résumé de nos 3semaines passées ici par une liste de remerciements :
Alors…. Un GRAND merci à Fred qui a tout d’abord accepté de nous recevoir. 3 semaines de promiscuité ça peut décourager certaines personnes de jouer les hôtes. De plus si nous avons si bien apprécié nos ballades dans Montréal, c’est surtout grâce aux conseils avisés et précieux de Fred. Ses petites fiches conseils (Que voir ! /Les incontournables ! Les boutiques !) nous ont aidé à découvrir la ville mieux que n’importe quel guide touristique au monde. Merci aussi pour les supers week-ends organisés par ses soins ! Mention spéciale pour la ballade au parc de la Jacques Cartier : Nous avons pu voir la nature québécoise telle que l’on se l’imaginait. Une bonne bouffée d’oxygène !
Pour certaines personnes médisantes qui pensaient que Fred s’entourait d’amis imaginaires, nous pouvons affirmer qu’il n’en est rien puisque nous les avons rencontrés et qu’ils s’avèrent être tous très sympathiques. A ces mêmes personnes, je demande d’elles qu’elles prennent bien soin de Fred car je sais déjà qu’il va avoir du mal à partir. Quoi de plus compréhensible, Montréal est une ville très agréable à vivre, dynamique et très ouverte où les gens sont vraiment sympathiques et accueillants.
Si le Canada vous tente, choisissez le Québec et venez faire un tour chez Fred…pardon venez faire un tour à Montréal !!!!!
26 juillet 2006
Parc de la Gatineau
Fini le luxe des auberges et des petits déjeuners copieux. Cette fois Jérôme et Jean Gab ont eu le plaisir de goûter aux joies du camping mais pas sauvage quand même. On est parti passer la fin de semaine dans le parc de la Gatineau, au sud est de Montréal, juste à côté d’Ottawa. Bon on est loin du camping au bord d’une rivière, au milieu de nulle part comme dans la réserve Mastigouche, et on se rapproche plus de Palavas les flots. Bon j’exagère, c’est juste que je deviens exigeant. En fait, les emplacements de camping sont autour de 2 ou 3 lacs et on en compte plus de 300. On avait un peu peur au début d’autant que tous les emplacements disponibles étaient plein et qu’on est donc parti sans réserver quoi que ce soit. On est arrivé vendredi soir vers 20h au parc (après de nombreuses hésitations sur le chemin à prendre) et on a réussi à avoir un emplacement sur un terrain pour groupes. Et finalement, c’était pas plus mal. On était un peu éloigné des familles même si on a été réveillé par un marmot insupportable. Mais passons !
On monte nos tentes à la lumière des phares puis on sort du parc pour aller manger un bout. On s’arrête dans un bouiboui bien typique de bord de route tenu par le Don Corléone local : La patate à Marco, Marco pizza et les glaces à Marco, trois boutiques, un seul propriétaire. Dans les toilettes, des photos de l’équipe de balle lente locale, avec un petit mot pour remercier Marco pour son sponsoring… Au menu, hamburgers, frites, que du fin, que du bon. Retour au parc. Pour pas réveiller nos voisins, on s’arrête en chemin dans le parc près d’un robinet pour se laver les dents et là, pas d’eau… Robinet suivant, les brosses à dent dans la bouche, toujours pas d’eau. Ces cons coupent les robinets la nuit. Nous voilà en train de sortir le bidon de flotte pour nous laver les dents. La prochaine fois, rien à foutre du respect du sommeil des autres. Bref un petit fou rire avant de nous endormir dans nos dortoirs séparés, Laurence et Delphine dans leurs tentes, et nous trois dans l’autre. Et c’est parti pour une courte nuit de sommeil.
Le samedi, après un réveil douloureux pour les garçons et quelques courses pour les repas à venir, on est parti faire une balade : la caverne Lusk. On se renseigne à l’accueil du parc pour savoir le chemin, la durée, si on pouvait visiter la caverne et on part. Après 2 bonnes heures de balade dans la forêt, on arrive enfin à la caverne et on s’aperçoit qu’en fait, celle-ci est à moitié dans l’eau et qu’on est pas du tout équipé pour la traverser. Mais c’est quoi cette affaire, indications de merde. On a marché pendant deux heures pour voir une caverne de marbre qu’on peut même pas visiter. Oui une caverne de marbre en plus. Et puis on découvre aussi qu’il existe un chemin plus court pour y accéder, chemin qui longe un lac, et qui nous aurait évité plus d’une heure de marche !! Mais il est con ce petit jeune à l’accueil. Bon plus sérieusement on était un peu furax de pas pouvoir visiter la grotte et on est retourné au camping pour nos ablutions (les premières de la journée !). Le soir on a changé de cadre et on est allé au Casino du lac Leamy à Gatineau pour voir un spectacle, vraiment excellent : Cabaret U-Mano. Alors comment expliquer le concept. C’est un spectacle de marionnettes où les manipulateurs qui sont en fait des danseurs, sont sur scène avec les marionnettes, parfois à trois ou quatre pour les manipuler. Des mouvements hallucinants, l’impression que les marionettes sont vivantes, énormément d’humour, une bande musicale excellente, des mises en scènes, des décors, des chorégraphies… Bref un très très bon spectacle québécois, en plus.
Réveil douloureux Quand les castors travaillent Quand les pics bois (pic vert) travaillent
Le dimanche, ne voulant pas rester sur un échec, nous sommes repartis vers la caverne Lusk mais cette fois-ci version courte et équipé de la tête au pieds. Et nous voilà parti lampe de poche en main, Jérôme en éclaireur (si si) et nous à la queuleuleu comme le chantait si bien Bézu… Mais je m’éloigne. Bref, on commence avec de l’eau au cheville et on finit avec de l’eau jusqu’à la taille, courbé en deux. Enfin courbés… debout pour Jérôme, en planche pour Jean Gab, problème de gabarit. Traversée très sympa qu’on a recommencé avec les garçons juste pour le plaisir. Ensuite nous sommes retournés vers les lacs pour manger et nous reposer avant de reprendre la route vers Montréal sans oublier un arrêt indispensable dans un bar laitier. Quoi ?? fromage ?? non non, ici c’est un glacier.
Fred « je ne suis pas une marionnette »
21 juillet 2006
Et pendant ce temps…
Et bien, pendant ce temps, Jérôme découvre la littérature québécoise…
Fred, langue de pute moi ? Non…
20 juillet 2006
Une poutine en plein été, juste pour rire
Ca y est les Gros Mottois ont été baptisés à la sainte Poutine ! Un grand classique pour les gens de passage. Nous sommes donc allé manger la fameuse poutine à la banquise. Alors autant en hiver ce plat est revigorant, autant en été, ça peut vous tuer comme un cassoulet sous 40°C. Heureusement il était 21h passées et la soirée était plutôt douce. Bref nous avons succombé à la poutine. Et ensuite nous avons traîné nos pas vers le festival Juste pour rire qui s’achevait.
Le lendemain, les garçons sont partis en vélo à l’assaut de l’île Sainte Hélène et c’est fainéants, non comptant de ne pas pousser vers le canal Lachine (« mais c’est parce que on est parti trop tard… Tu comprends ? »), sont rentrés en Métro avec leurs vélos !! Je vous jure. Deux versions :
Jean-Gabriel : Mais c’est parce que j’avais le vertige sur le pont…
Jérome : J’avais pas envie de me remonter toute la côte jusqu’à chez toi…
Les excuses ne manquent pas, le courage par contre…
Le soir nous sommes allés faire un tour au festival Juste pour rire, mais cette fois-ci avec la ferme volonté d’arriver à l’heure pour voir quelques spectacles :
-A double Tour : une pièce hyper rythmé, avec un côté burlesque et surtout sur un concept sympa. Les spectateurs étaient disposés de part et d’autre de la scène, la moitié voyant ce que l’autre ne voyait pas et inversement. Et après 20 min, tout le monde change de place et on recommence. Très sympa…
-T’as de beaux yeux, tu sais, Carabosse : un spectacle que j’avais vu à Tours et qui passait cette année au festival. Un faux théâtre de marionnettes, très acide et vraiment excellent
-Le Bingo à Mado : Alors là, j’explique. Mado est une Drag Queen (ou plutôt une Drag Clown, comme elle le dit elle-même) très connue sur Montréal où elle a son cabaret, mais où elle sévit sur plusieurs médias, journaux, chaînes de télé… C’est un personnage hyper connu, très souvent présente dans les évènements populaires et très appréciée. Toutes les semaines elle a, par exemple, sa rubrique dans un journal gratuit et très connu où elle se permet par exemple de traiter Bush de gros abruti dans son ranch au Texas (ou un truc dans le genre). Elle organise de temps en temps des Bingos déjantés au casino ou dans son cabaret. Et je voulais voir ça à tout prix. Alors pour ce qui est du Bingo, sur le principe des Lotos ou des Quines de chez nous, à quelques nuances prêt, c’est surtout une excuse pour faire du grand n’importe quoi sur scène. Des cadeaux fabuleux : boyaux d’arrosage, pot de relish, piscine gonflable, paire de skis d’occasion, rouleau de tapisserie… et 2h30 de show, de réflexions en tout genre, de gagnants en train de se faire niaiser sur scène, de vannes, de délires en tout genre, de punitions pour ceux qui crient alors qu’ils n’ont pas gagné. C’était hallucinant comme Bingo et on a adoré. Et je vous laisse imaginer ça en France, en plein milieu d’un des plus gros festival de la ville, 15 jours de spectacles et une soirée entière sur la plus grosse scène du festival, animée par une Drag Queen et ses acolytes. Montréal est vraiment une ville très ouverte.
Fred Bingo-maniaque
17 juillet 2006
Feux d’artifice, balades et fin de semaine
Pendant que je bosse comme un damné, offrant mon corps, mon énergie et mes neurones à la science qui elle ne me donne rien en retour, soit dit en passant, mes deux colocataires ‘de fortune’ visitent Montréal à un rythme effréné, sous une chaleur torride avec un facteur d’humidité très élevé. Car si l’hiver a son facteur éolien, l’été a son facteur humidex. L’un comme l’autre ne font qu’empirer la chose (je ne parle pas, bien entendu, de Jérôme et Jean Gab), encore plus froid ou encore plus chaud… Bref, je viens de m’apercevoir qu’en un an j’étais passé de –30 et des broutilles dans le Charlevois à + 38 à Montréal. Mon corps ne résistera pas longtemps.
Bref, petite semaine de balades pour les garçons qui, a priori, se régalent. Mercredi soir, on est allé voir l’un des feux du concours international des feux d’artifice Loto Québec (tiens c’est original… un sponsor). C’était le Portugal qui présentait un spectacle Rock en feu sur fond de Pink Floyd, Queen et compagnie. Très sympa. Et on fini au cabaret Mado pour une soirée tubes oubliés où les garçons ont eu le plus grand mal à comprendre le québécois. Ca m’a rappelé les premiers temps où j’étais là (comme je me la pète, style maintenant je maîtrise)
Et vendredi matin nous sommes partis pour trois jours de visites. Au programme, le grand classique : Québec (J’en peux plus !!!), île d’Orléans, Parc de la Jacques Cartier, Baie Saint Paul et île aux Coudres. Un mélange ville et nature très sympa. Vendredi visite de la ville de Québec et des chutes de Montmorency. Le soir petite halte dans une auberge de l’île d’Orléans, sur le Saint Laurent, petit havre de paix avec vue sur les chutes de Montmorency.
N'est pas canon qui veut! Alors que...
Le soir nous avons dormi aux éboulements, au dessus de Baie Saint Paul, face au Saint Laurent et à l’île aux Coudres dans une auberge que j’avais testé cet hiver avec la troupe habituelle. Réveil dans la brume, petit déjeuner gargantuesque sur la terrasse et peu à peu on a vu le ciel se dégager et apparaître le fleuve et l’île. Promenade sur l’île, les plages et retour en fin d’après-midi sur Montréal.
Fred… sur votre droite vous pouvez admirer la tour…
N’oubliez pas le guide !
12 juillet 2006
Festival de Jazz, J et JG, coupe dum, Goran Bregovic…
Je suis à la bourre dans le compte rendu de mes activités mais tout s’accélère un peu. Le festival de Jazz vient tout juste de se terminer que le festival « Juste pour rire » démarre. Et moi je cours dans tous les sens.
Donc festival de Jazz : quelques super bons spectacles mais vous dire qui… Là j’atteint mes limites, du Jazz traditionnel, de l’expérimental, de l’hispanisant, de « grecquisant »... C’est-à-dire que le festival de jazz c’est quand même 150 spectacles en salle, 350 spectacles en plein air gratuits, 30 pays et 2 millions de visiteurs !! Bref un truc monstrueux qui bloque quelques unes des principales artères de Montréal. C’était vraiment excellent.
Samedi : Après midi en ville avec Laurence qui a cru voir une femme déguisée dans la rue alors qu’il s’agissait d’une mariée. Bon, faut avouer que la robe était d’un goût plus que douteux mais de là à penser qu’il s’agissait d’un déguisement… Le soir, je suis allé accueillir les Gros Mottois (je sais pas comment ça se dit les habitants de la Grande Motte… les touristes, les beaufs…) Bref, Jérôme et Jean Gabriel qui ont débarqué sur Montréal. Pour éviter l’effet Jet Lag et ne pas les voir lamentablement s’effondrer dans le canapé et végéter ensuite pendant trois jours, il a fallu les tenir éveillés. Nous sommes donc partis pour une balade nocturne de 2h dans les rues de Montréal et je les ai couché vers 1h30, totalement morts. Ah oui, Jérome m’a dit hier, qu’il n’était à Montréal que dans un seul but… apparaître dans mon blog. Fallait pas dire ça Jérôme. Tu vas y être dans mon blog mais tu vas le regretter !!!!
Dimanche : j’ai assisté avec Lolo, dans un bar à côté de chez moi à la finale France / Italie… No comment ni sur le résultat, ni sur le fait que je me sois retrouvé dans un bar un dimanche après midi pour voir 22 types courir après un ballon. J et JG s’en sont chargés pour vous… D’ailleurs, pendant ce temps, ils sont allés se balader. Ensuite nous sommes partis pour le pique nique d’anniversaire de Maïté qui avait eu le bon goût de nous donner rendez-vous dans un parc à côté de, devinez quoi ???……….. Le quartier de la Petite Italie. On a donc mangé au rythme des klaxons des supporters Italiens qui avaient envahi les rues, le parc… On a bien compris qu’on avait perdu Maïté… Pas besoin de nous amener dans le camp adverse. Et le soir, on est parti au spectacle de clôture du festival de Jazz pour voir Goran Bregovic et son Orchestre pour Mariages et Enterrements en direct sur la scène principale, avec cœur, chanteuses, musiciens… Une trentaine de personnes sur scène et des chansons vraiment magiques.
Mardi : mon cadeau d’anniversaire !!!! Laurence et Alex m’avaient offert le spectacle d’Arturo Brachetti dans le cadre du festival « Juste pour rire »… C’était vraiment excellent. Loin de n’être qu’un spectacle de transformisme, il ajoute des séances d’ombres chinoises, des tours de magie… Le tout dans un décor impressionnant avec le retour dans son enfance comme fil conducteur. Bref un spectacle vraiment fabuleux et impressionnant !!
Fred en overdose de spectacle !
07 juillet 2006
Ben rien, c’était juste pour dire que c’était mon 100ième post !!! Voilà !! Presque un tous les trois jours. Soit ma vie est passionnante, soit je ne raconte que des conneries. Je vous laisse voir...
Je fais court car je file au Festival de Jazz de Montréal. Encore un festival. Ca n’arrête pas. C’est incroyable.
Fred festivalophile et centenaire (de blog).
06 juillet 2006
C’est ma faute, c’est ma très grande faute
Voilà, je crois que le Québec génère en moi des modifications hormonales sans précédent. Je fais du sport et j’aime ça, je mange plus de légumes que jamais, j’adore la nature, ça c’est pour les côtés positifs mais malheureusement, ce bouleversement hormonal s’accompagne d’effets secondaires :
« On est en finale, on est en finale, on est, on est, on est en finale »
Bon ben voilà, j’avoue, j'étais rue Saint Denis (pas celle de Paris) mercredi pour la demi-finale avec des ami(e)s et collègues de labo et j’ai fêté la victoire de l’équipe française au milieu de français et de québécois hystériques sur une rue bloquée à la circulation pour l'occasion. Je n’en dirais pas plus et je vous laisse voir les photos. Si… il faut juste que je rajoute un truc, normalement dimanche j’y retourne pour la finale. Je vous jure que j’ai honte et en même temps non. Mais qu’est ce qui m’arrive. Mais là, ça va être plus difficile car, pour ceux qui les connaissent, je dois y traîner Jérome et Jean-Gab qui viennent passer quelques jours ici! Mission presque impossible.
Fred, six ans de foot pour faire plaisir à papa, un jour fallait bien qu’il y ait des effets secondaires.
03 juillet 2006
Week-end pluvieux
Bon ben cette fois-ci c’était la fête de la reine, alors on a encore eu un nouveau jour férié. Merci la reine. C’est trop dur la vie. Alors qui dit week-end de trois jours, dit visite. Et cette fois-ci, direction la parc de la Jacques Cartier. Oui je sais Jacques Cartier est un homme et je n’ai pas encore perdu tout mes repères, mais là il s’agit de la rivière Jacques Cartier… D’où le nom !!!
Mini-van, équipement de camping, et c’est parti pour quelques heures de route, direction Québec. Arrivée sous un ciel dangereusement nuageux, nous avons installé nos tentes sur un emplacement tranquille pas loin de l’eau et nous sommes parti pour une balade dans les bois à la recherche de cascades… Bon pas de quoi casser trois pattes à un canard mais très joli.
Le soir, mission « récupération de Delphine » qui n’avait pas eu son vendredi et qui était montée jusqu’à Québec après sa journée de boulot, grâce à allostop pour nous rejoindre. Pour la petite histoire, on devait passer vendredi matin, chez Delphine, pour récupérer son sac de voyage et sa tente (la sienne et la mienne en l’occurrence) qu’elle était sensée avoir préparé la veille, pour lui éviter de se les trimbaler. Bien évidemment (oui bien évidemment !!), la miss n’avait rien préparé et on a juste ouvert un placard pour embarquer la tente. Et là, l’idée machiavélique nous est venue, enfin m’est venue. Faire croire à Delphine, forcement sans sa tente, qu’on ne l’avait pas puisqu’on était passé et qu’elle n’avait rien préparé. Pour pimenter la chose, au départ, notre emplacement de camping se situait à 2,5km de marche de la voiture et il faisait nuit (Dans la réalité, on avait changé d’emplacement et on était à 20 mètres de la voiture). La pauvre a marché à fond dans le truc. J’avais presque honte !!! Elle se sentait super mal à l’idée de dormir dans la voiture et SURTOUT de ME faire dormir dans la voiture et, bien entendu, j’en rajoutais, aidé de Laurence et d’Alex qui jubilaient. Elle commençait à me dire qu’elle allé louer un chalet pour le lendemain même si c'était cher, qu'elle se sentait mal vis-à-vis de moi, qu'elle assurait pas, qu'on allait encore dire qu'elle faisait gaffe à rien... Et là le coup de grâce est arrivé : « Bon ben puisqu’il le faut, on dormira dans la voiture, le seul problème c’est que mon sac de couchage est au campement et qu’il va falloir se taper 5km aller –retour, de nuit, sous la flotte, juste pour un sac de couchage, parce que là il fait tout juste 13°C et que cette nuit on va se geler » Gloups, là, elle se sentait super mal. On a rien dit jusqu’au camping. On s’est garé et on a commencé à marcher… Et là elle nous a détesté en découvrant 1min plus tard les deux tentes déjà plantées !! Hi hi hi !!! Je suis une ordure!! Mais qu'est ce que c'est bon.
Samedi, après une grasse matinée, on est parti pour une descente en canot de la rivière Jacques Cartier : détente, rapides, barrages de castors mais pas un seul orignal alors que le parc est réputé pour sa forte population en orignaux. Je commence à croire que l’orignal, c’était comme le caribou, un attrape touristes. Le soir on a tenté une sortie (bon d’accord, en voiture, comme des touristes de base) pour voir quelques orignaux en train de boire le long de la rivière mais rien du tout. Retour au campement et dodo.
Dimanche, réveil sous la pluie et balade dans les bois, avec la ferme intention de voir un de ces putains d’… de …. de…. d’orignaux. Et nous voilà parti pour deux, trois heures de marche sous la pluie, dans un espèce de silence monacal pour pas faire peur à la bête sauvage qu’on n'a finalement jamais vu. A part trois canards sur un lac, on a rien vu !!! Deux heures sans parler (ou à chuchoter comme des bonnes sœurs dans un couvent) pour trois canards !!! Et qu’est ce que j’apprends en rentrant sur Montréal ??? Que l’orignal est un animal un peu bête, pas très méfiant et qu’il est attiré par le bruit et que si on veut en voir, il faut, au contraire parler, que ça les attire ! Mais je rêve. On se fout de moi ! La prochaine fois que je vais en forêt, je hurle, j’apporte une radio et je chante à tue-tête. Pour finir l’après midi, après cette randonnée malgré ce que je peux raconter, très sympa, on est sorti des bois, laissant derrière nous ces enc… de maringouins de m…. et on est allé vers les chutes de Montmorency.
Et pendant ce temps là sur Montréal, un tiers de la population fermait ou ouvrait des cartons, conduisait des camions, montait des escaliers les bras chargés de canapés, remontait des meubles IKEA, faisait le grand ménage dans de nouveaux appartements car comme tous les ans, le week-end du premier juillet est celui des déménagements. Résultat, pendant plus d’une semaine, les trottoirs se transforment en dépotoirs : canapés, luminaires, frigos… Chacun abandonnant sur le trottoir ce qu’il ne veut plus, ce qui ne rentre pas dans le camion ou ce qui est cassé. Chacun peut y trouver son bonheur et comme ici les gens sont les rois de la récup, y’a de bonnes affaires à faire. Eh bien moi aussi j’ai déménagé !! Enfin, disons que j’ai éloigné ma tente de celle de Lolo et Alex car Laurence m’accusait de l’empêcher de dormir en ronflant !! Non mais, vous le croyez ça ?? Puis c’est ma faute si elle a le sommeil sensible et une tente mal insonorisée.
Sinon on a aussi découvert sur une aire de repos, des cabines pour nains et pour géants (certains diront pour fainéants en voitures ou en camions qui ne veulent pas descendre mais ces gens là oublient que l'hiver sur une aire d'autoroute, tu sors pas ici!!!! sinon tu meurs!!)
Fred, l’orignal, c’est comme les antibiotiques… C’EST PAS AUTOMATIQUE








































