29 juin 2006
Eglise ou … ?
Eglise ou Plombier ?
Moi je ne sais pas vraiment. S’agit-il de brèches spirituelles, de fuites de foi…
« Ma p’tite dame, c’est l’enfer dans vos saintes tuyauteries, je pense qu’il faut tout changer. Ben y’en a bien pour deux ou trois messes, sans compter les confessions et les ‘Ave Maria’ »
Eglise ou grosse escroquerie sponsorisée par quelques stars en vogue ??
Eglise ou cinéma ?
L’art du recyclage, ou quand l’église nous fait son cinéma.
-La vie de Sainte Thérèse, samedi et dimanche après la messe, salle Urbain V, 19h30
-Bernadette Soubirou, VOST, tous les jours, salle Jean Paul II, 20h30
Et n’oubliez pas votre paquet d’hosties fraîchement grillées.
Et nous voici au Canada où la législation sur les libertés de culte permet le meilleur comme le pire. Car oui n'oublions pas que notre cher Frenchy Raël s'est installé ici et a construit sa base pour OVNI entre Montréal et Sherbrooke. Bon alors on passe un accord, on garde Isabelle Boulay et vous gardez Raël.
Fred!!! tu seras damné. M’en fous les ailes ça me va pas du tout.
26 juin 2006
Pourvoirie Mastigouche (ou Maringouins… Je vous hais !)
Nouvelle fin de semaine et nouvelle destination. Cette fois-ci, destination les Laurentides, pour trois jours de camping à l’ancienne, dans la pourvoirie Mastigouche. Oui trois jours, car ici c’était la fête du Québec, la Saint Jean, et à ce titre, nous avons eu droit à un jour férié. Nous voilà donc partis, dans notre mini-van, le coffre rempli de tentes, de sacs de couchage, de matelas, de bouffe et 2/3h de route après nous voici dans notre petit paradis, le long d’une rivière, au bord des chutes « plates », en plein cœur de la forêt de la réserve faunique Mastigouche. Les photos parlent d’elles-mêmes. Un petit coin de rêve.
Vendredi pêche et détente : on est resté au bord des chutes et on a commencé à pêcher. Une seule canne à pêche de pro avec cuillère et compagnie et pour les autres un morceau de bois, du fil, un hameçon et un petit ver de terre innocent… Et au final, huit magnifiques truites (pêchées par Alex, Delphine et moi même, Laurence ayant quelques problèmes et n’attrapant que des truites naines) qu’on a préparé le soir au feu de bois.
Samedi balade : direction les chutes « patoche ». Après une petite douche très très fraîche dans les chutes, on est parti pour une balade en forêt direction les chutes « patoche ». Et c’est là que le calvaire a commencé. Nous avons été la cible des animaux sauvages de la forêt. Des bêtes sanguinaires, attaquant en troupeaux, des monstres affamés, des erreurs de la nature, des mutants… Quoi ? J’exagère ? Bref des moustiques, des mouches noires, des mouches à chevreuils et des taons. Malgré la quantité de produit que nous avons pu utiliser, nous avons été bouffés. Tu m’étonnes… Ca change des orignaux, du sang de français c’est exotique comme repas… Salle bête. Parlez en à Delphine avec sa main enflée. Je crois qu’elle adore ces bêtes. Promis je me moque plus jamais des gens qui se promènent habillés en apiculteurs. Plus sérieusement (même si on a vraiment été sévèrement attaqué) c’était une belle balade. Malheureusement on n’a pas vu d’animaux sauvages. Quelques empreintes d’ours assez fraîches et aussi une gelinotte (sorte de perdrix). C’est sympa comme bestiole. On ne comprenait pas trop ce qu’elle faisait. En fait, elle ne fuyait pas, elle avançait dans le même sens que nous, à 1 ou 2 mètres, en poussant des cris un peu étranges, entre le chat et l’oiseau. Et c’est à la fin du séjour qu’on nous a expliqué qu’en fait elle nous attirait à l’opposé de son nid pour protéger ses petits. Eh oui pas conne la gélinotte. Et enfin on est arrivé aux chutes, un lac magnifique qui se déverse dans la rivière. Séance de bronzage, douche vivifiante et tonique sous les chutes… Et retour aux tentes.
Dimanche canoë : On a plié nos tentes et on est parti de l’autre côté de la montagne, toujours dans la pourvoirie mais là où se trouvent les chalets centenaires et la pourvoirie pour les pêcheurs de compétition. Et on s’est fait une balade en canoë sur un lac immense, de huttes de castors en petites plages. Quand, je dis « on », je veux dire que les mecs ont ramé… et que les filles ont profité. Et finalement, on est rentré sur Montréal. Enfin, on est monté dans la voiture, on a fait 300 mètres et on s’est aperçu qu’on avait crevé ! Et merde… On a donc changé la roue et on est rentré avec une galette à 60km/h sur Montréal par les nationales. Ce qui méritait bien un arrêt glace en route !!
Fred, faut pas se gratter, ça va être pire…
22 juin 2006
Badminton
Oui messiers, dames, j’ai joué au badminton, moi le sportif né. Et ce n’est pas la première fois. J’ai déjà tenté l’expérience il y a quelques mois. Et j’avoue que ça me plait. Mais là, la pression était grande. En effet, je succédais (non, on ne remplace jamais, on succède) à Alex parti quelques jours picoler pêcher avec des amis sur un lac. Et depuis quelques temps, l’équipe française (Alex et Lolo) affronte l’équipe belge (John et Quentin) au badminton et, doit on le rappeler, remporte la victoire haut la main (désolé je l’ai rappelé). Me voilà donc avec le lourd fardeau d’assurer la succession d’Alex et de remporter ce match. Et bien je vous l’annonce fièrement, on a gagné !!!! Oui m’sieurs dames… Alex, je t’ai fait honneur (on dirait que je parle d’un mort !! c’est atroce, désolé Alex !). Bon et puis ensuite, Laurence a proposé un match « filles contre garçons » (oui Quentin, étant rentré en Belgique, avait été remplacé par une copine québécoise à John), bon et là on a perdu… Ben quoi, ça arrive.
Bon aujourd’hui, j’ai mal partout mais c’est le prix à payer pour la victoire.
Fred, sportif qui s’ignore…
21 juin 2006
Mais que fait le père Noël l’été ?
Ben lui rien, il glande en sirotant des bières avec ses rennes, par contre sa femme, elle, elle bosse pour mettre du beurre dans les lutins aux épinards et elle vend des maisons, à moins que la visite ne soit pas celle de la maison ! Mon Leur dieu, un mythe s’effondre.
Fred le lutin, visite libre quand vous voulez !
19 juin 2006
Dépanneurs
Voici deux devantures de dépanneurs prises en photo récemment. Le premier est à côté de chez moi, le second, je ne sais pas vraiment ! Disons que voulant profiter de mon vélo, je suis parti en balade dans le nord de Montréal et au bout d’un moment je me suis complètement perdu dans les quartiers résidentiels de ville Mont Royal et j’ai trouvé au hasard de mes errances ce dépanneur. Ca aussi c’est compliqué pour les non initiés comme moi. Montréal est un regroupement de plusieurs villes qui sont collées les unes aux autres. Il y a quelques temps ces villes avaient fusionné en une seule : Montréal. Mais récemment il y a eu défusion (si si ça se dit !!) de certaines… Bref vous êtes tranquillement en train de rouler sur Jean Talon, bien connue ici et tout à coup vous vous retrouvez sur une rue inconnue, car à nouvelle ville, nouveaux noms de rues même si ce sont les mêmes physiquement parlant. Alors si à ça vous ajoutez les rues en sens unique, celles qui s’arrêtent brusquement et reprennent trois pâtés plus loin, l’est et l’ouest (oui toujours et encore), ben ça vous donne un Fred qui tourne en rond pendant deux heures, sans plan, bien entendu (toujours plus malin que les autres).
Fred l’homme déboussolé
17 juin 2006
Le lilas à lolo !
Bon si quelqu’un vous a dit (sauf si c’est Carla Bruni…) qu’il a vu passer un arbre dans le métro, ne vous moquez pas de lui. C’est vrai ! Et l’arbre c’était moi !!!!!
Depuis un mois au moins, dès qu’on passe devant un lilas, lolo s’extasie et nous répète qu’elle aimerait en avoir un dans son jardin… Et comme son anniversaire allait arriver, je me suis dit que c’était le cadeau idéal, au moins j’étais sûr de taper juste. Donc j’ai commençé à prospecter. Déjà trouver un fleuriste, ensuite en trouver un qui vend du lilas et finalement en trouver un qui vend des lilas en pot mais pas trop ridicules, du style 20 cm et qui meurent dès la première gelée. Oui ici il gèle, même si on oublie vite, puis pas qu’un peu et longtemps. Bref pas évident à trouver…
Et y’a 2 ou 3 semaines de ça, en passant devant un fleuriste avec lolo, j’ai cru qu’elle allait craquer et acheter un lilas alors j’ai lâché le morceau ! Bonne idée encore, me voilà engagé. Chose promise, chose due. Sauf que le 16 juin, ben les lilas en fleur, y’en a plus et comme personne ne veut acheter une plante si elle n’est pas en fleur ou ne doit pas fleurir avant l’été suivant, ben les fleuristes n’en vendent plus. Me voilà parti à la recherche de la pièce rare :
-premier fleuriste à côté de chez lolo : rien
-second fleuriste : plus de lilas
-et je m’éloignais peu à peu de chez lolo et toujours rien…
-finalement marché Jean Talon : il en reste un, 1m 70 avec le pot, un petit arbre quoi…
Sauf que moi j’ai pas de voiture. Et me voilà donc parti avec mon arbre dans les bras, ce qui nous amène facilement à 2m30/ 2m50. Un passage très remarqué dans les couloirs du métro : passe le tourniquet avec ton pot dans un bras et ta carte dans l’autre, accroche tous les panneaux indicateurs, rentre accroupi dans la rame pour que ça passe et sans éborgner quelqu’un. Je vous garantis que j’ai fais fureur dans le métro ! Tout le monde me regardait passer en souriant. J’ai même fait peur à une dame qui somnolait doucement sur son siège et qui s’est réveillé au milieu de la verdure.
Et puis pour en finir avec le ridicule, hier je lui amène son cadeau en prenant encore le métro mais cette fois pour pimenter le tout, j’avais rajouté des petits nœuds charmants (ben pour faire cadeau !!).
Pour l’an prochain, ça te tente tu un bonzaï ou un lapin nain pour ta fête??
Ah oui ici on ne dit pas bon anniversaire mais bonne fête… La chanson est la même mais on remplace juste les mots.
Fred, intermetroflora, écolo mais pas pratique !
16 juin 2006
Bémol, Franco, alto !
Juste un petit mot sur le festival des francofolies de Montréal
Bémol : oui mettons un petit bémol à l’enthousiasme du départ : Le sponsoring. Oups parlons plutôt en français politiquement correct des fiers commanditaires du festival. Ils sont partout. Sans eux pas de festival. Je ne les citerai pas pour ne pas leur faire plus de publicité qu’ils n’en ont déjà. Mais ça frôle l’écœurement par moment. Le site des francofolies est décomposé en plusieurs scènes chacune portant le nom d’un commanditaire que je remplacerai donc par son activité:
Les shows de la zone bière
Les spectacles du monde multiculturel électricité
Tout en chanson banque
Les rythmes de la place loterie nationale
Les spectacles de l’aire marque de voiture
Les chansons festives du monde pop banque
Le monde hip hop internet
Les nuits modèle de voiture de marque de voiture (bon ça se complique grosso modo en changeant le commanditaire : les nuits broum broum de Lada)
Ajoutez à cela, des banderoles à foison, un site où on ne peut boire que la bière du fameux commanditaire, acheter les cd des artistes présentés au festival au stand du disquaire commanditaire, voir une exposition de voitures de la marque qui paye… J’en passe et des pires.
Bon certains me diront : « Oui mais sans eux, pas de spectacle gratuit ». Que je sache, les festivals gratuits ça existe aussi. Bon d’accord, il n’y a peut être pas autant de spectacles ou de choix, quoi que, mais quand même… Et puis juste avant le spectacle, cette voix qui nous annonce que : « le festival des francofolies est heureux de nous présenter tel artiste sur la scène bière, un spectacle offert dans le cadre des shows de la zone bière… » Quoi c’est gratuit grâce à eux ??? Ah d’accord !! Mais alors, quand je paye ma place pour aller voir un artiste, (comme hier) j’apprécierais de ne pas entendre au début du spectacle cette même phrase. Parce que 44$63 pour un spectacle, moi je n’appelle pas ça un spectacle gratuit ou offert.
Vous me direz : « qu’est ce qu’on en a à faire… On est pas obligé d’acheter la voiture, de s’abonner à internet ou d’ouvrir un compte dans la banque qui commandite ». Je crois que c’est plus insidieux que ça. D’une part, si ils le font, c‘est que ça marche. Ce sont des entreprises, pas des mécènes… Ca se fait rare les mécènes et souvent ceux qui le font en tirent quelques bénéfices fiscaux. Et d’autre part, je vous renvoie au livre de Naomi Klein « No logo », dont j’ai déjà parlé dans un post sur Halloween, car on peut se poser une question : dans quelle mesure l’artiste présenté a été choisi pour ses qualités artistiques, son originalité ou je ne sais quel critère « objectif » et non parce qu’il correspond à l’image de la marque qui est associé au spectacle, parce qu’il boit en public de la bière qui va bien, qu’il participe au publicité de la voiture qui va bien, parce qu’il n’a jamais osé dire du mal du système consumériste, parce qu’il cartonne en ce moment, même si c’est nul et formaté, et que ça va ramener du monde sous la bannière banque ou plus simplement parce qu’il a signé un contrat avec le producteur dont le commanditaire internet détient des parts de marché. Ce livre, bien qu’un peu lourd, est édifiant et écœurant aussi. Elles donnent quelques exemples de festivals, d’événements complètement assimilés par des marques, où le commanditaire a toute autorité sur le choix des spectacles pour des raisons purement publicitaires, d’image… Elle y présente le cheminement insidieux qui fait progressivement du « festival de bidule », le « festival de bidule bière » et enfin, après quelques années, le « festival bière de bidule »… où la sélection des artistes n’est plus objective. Elle est canadienne, et elle sait de quoi elle parle. J’en arrive presque à dire que je ne critique pas les entreprises, les marques. Elles sont dans une logique compréhensible du point de vue libéral (ce ne sont pas des mécènes comme je l’ai déjà dit) mais ce sont les institutions publiques qui m‘inquiètent plus. En France, je veux croire qu’on est encore un peu épargné par tout ça, que l’état, les institutions jouent encore leur rôle pour la culture, quoi que et pour combien de temps. Soyons vigilants mais que faire ? D’autant que c’est tellement insidieux, qu’ici peu de gens ne s’offusque de tout ça, au fur et à mesure des années, c’est devenu la norme…
Voilà c’était mon gros bémol et mon petit coup de gueule. Et pourtant, j’y vais, et pourtant je vais voir les spectacles en essayant de me dire que tout ça n’a pas d’emprise sur moi mais j’en doute parfois.
Alto : oublions tout le reste et retournons aux marques, pardon aux artistes.
Nicolas Jules et dans un tout autre style Olivia Ruiz. Deux très bons spectacles. Le premier, un artiste qu’on croise fréquemment dans les bars tourangeaux, puisqu’il est de là-bas et qui a un humour grinçant, des chansons originales qui méritent le détour et puis la seconde, plus médiatique, quoi que, puisqu’elle sort de la star-ac mais qu’elle a su éviter certains clichés et surtout parce que Juliette lui a écrit une chanson… Deux très bons spectacles
Altissimo : Pierre Lapointe
Je craque. J’ai découvert cet artiste en arrivant sur Montréal et j’ai fondu littéralement en l’écoutant. Ce qu’il fait est splendide. Un style, un univers particulier, une personnalité étonnante, parfois un côté arrogant mais qui cache certainement quelque chose. La première fois que j’ai écouté son premier album, j’ai trouvé qu’il y avait quelque chose de l’univers fantasmagorique de Brigitte Fontaine. Les comparaisons sont toujours gênantes mais quand même. Et puis hier soir, c’était le soir : « Pierre Lapointe voit rouge » « un spectacle offert par les voitures voiture », un spectacle où il avait carte blanche et où il avait invité quelques artistes locaux plutôt sympas et surprenant comme Geneviève et Matthieu. C’était fabuleux et devinez quoi : il a fait une reprise d’une chanson de Brigitte Fontaine : La symphonie pastorale. Une de ses plus belles chansons. Bon d’accord il a un peu bouffé certains couplets mais c’était excellent.
Allez donc faire un petit tour sur son site:
http://www.pierrelapointe.com/
Au passage il passe sur Paris en novembre et décembre. Si ça vous tente, moi je vais y aller…
Fred vous est offert par ses parents
Perdu et perdu
Honnêtement, je ne sais pas si je me sentirais en confiance si je devais louer une voiture chez Monsieur Légaré !
Sinon, si vous avez vu Choupie, faites le savoir… merci !
Fred
14 juin 2006
Ca chie dans le sushi
Voilà la devanture d’un restaurant Japonais à Québec. Je vous laisse lire cette banderole. C’est un nouveau concept, semble t-il…
Fred à emporter… vite
12 juin 2006
Francofolies de Montréal
50 spectacles en salles, 150 spectacles gratuits !! Une super programmation et un planning serré. Pour commencer, avec Maïté et deux amis belges à elle, j’ai vu Anaïs vendredi soir. Oui oui Bibi, Yael et Camille… Anaïs. C’était excellent, vraiment excellent. Elle a osé l’imitation de Linda Lemay et une autre de Céline Dion. Je pense qu’elle est folle. Hier (dimanche) je suis allé voir la Grande Sophie et Eve Cournoyer (Québec). La salle n’était pas très pleine mais bonne ambiance. Ce soir, je continue et le festival se termine le 18 Juin avec des noms tels que Bazbaz, Nicolas Jules (que certains tourangeaux connaissent), Camille, Pierre Lapointe (Q), Olivia Ruiz, Jean François Dubé (Q), Anik Jean (Q), Emilie Simon, Dionysos! Bref, pas mal de choses à voir. Ensuite, c’est le festival international de feux d’artifice, le célèbre festival de jazz de Montréal et j’en oublie… L’été va être chargé.
Fred festivalier, plus bénévole.


