30 janvier 2006
Puck et Bâton / Parc des Iles de Boucherville
Pour la première fois de ma vie et dans le cadre de ma préparation aux jeux olympiques de Turin, j’ai joué au Hockey. Enfin, y’a jouer et jouer. Moi c’est plutôt le second. Vous voyez ce que je veux dire ? Non, ben alors je vous explique.
Bref une partie de hockey s’est décidée à la dernière minute entre quelques personnes du labo. Au départ on était donc quelques français et quelques québécois prêt à s’adapter à notre niveau ou plutôt à notre manque de niveau. On s’était donné rendez-vous au parc Jarry, au nord de Montréal, vers 19h30 sur l’une des patinoires extérieures. Pour se donner du courage avec Fabienne, on a pris une bière et on est parti pour la patinoire où on est arrivé avec une bonne demi-heure de retard. Après un échauffement intensif de deux ou trois minutes, je me suis lancé… derrière la barrière pour soutenir les joueurs. Oui c’est encore là que je suis le meilleur. Et puis, après quelques minutes, j’ai quand même pris mon courage à deux mains, je me suis emparé d’un bâton et je me suis lancé sur la glace. Lancé oui, c’est le mot. Je me lance et ensuite j’attends que la gravité fasse son œuvre pour que je puisse m’arrêter. Ben oui…Je commence tout juste à patiner moi et je n’ai pas encore appris la technique pour m’arrêter. Et ça sur une patinoire en jouant au hockey, c’est problématique. Bref je me suis retrouvé au milieu d'une dizaine de joueurs dont certains plutôt doués patinaient en avant aussi bien qu’en arrière. Et moi au milieu de tout ça, sportif dans l’âme, je me suis lancé à la poursuite d’un palet sur lequel j’arrivais systématiquement avec 30s de retard par rapport aux pros. C’est frustrant. Pourtant ils étaient sympas, pas bégueules, ils me faisaient même des passes. Le problème c’est que dès que je levais le bâton pour frapper, je perdais l’équilibre et manquait de me foutre en l’air. Et puis comme je vous l’ai dit, je ne sais toujours pas freiner, ce qui fait que quand je me lançais vers le puck, que je le ratais, le temps de faire demi-tours pour taper dedans, ça faisait longtemps que ce maudit palet n’était plus là. Ceci étant, cette partie (enfin ces 20mins de jeu) m’a été utile et je me suis aperçu que même dans des situations où la gravité est lourdement remise en cause, j’arrivais à reprendre mon équilibre assez facilement. Résultat j’ai un peu moins l’appréhension de tomber.
Sinon cette fin de semaine avec Laurence et Maïté, on est parti au Parc des Iles de Boucherville. Petite ballade tranquille sur des îles juste à côté de Montréal. D’ailleurs, c’est un peu le problème car régulièrement la vue s’ouvrait sur le port de Montréal ou sur la voie rapide qui mène à mon labo. Un compromis entre ville et campagne : une ballade à la villagne ou à la campille, c’est au choix. Malheureusement et contrairement à la France en ce moment, ici l’hiver se fait discret. Ca va faire plusieurs semaines qu’on oscille entre +6 et –6, avec deux ou trois pitoyables pointes vers –15°C. Côté neige c’est pas ça non plus. Quelques centimètres de temps en temps. Mais il est où l’hiver québécois ??? Je crie au scandale, à la publicité mensongère. Oui enfin, je ferais bien de me taire parce que le jour où ça va arriver, je vais regretter le redoux. Ceci étant, je persiste à dire que si c’est pour avoir moins de neige que dans mon Aveyron natal (entre 60 et 70cm), la manifestation pour les accords de Kyoto n’a servi à rien. Bref on a pas pu faire de raquettes. Mais ça ne nous a pas empêché de passer une excellente journée, très fraîche quand même (because vent), de voir des biches, de longer le Saint Laurent, de bouffer sous la neige une salade de pâtes en train de geler et qui craquaient sous les dents à la fin. Et qui dit location de voiture, dit Ikea en fin de journée !! Ben oui, faut pas gâcher !!
Fred, et la foule en liesse se lève et scande son nom qui résonne dans l’aréna… Debout Fred, il est 7h30, faut aller au labo !!!
29 janvier 2006
Réponses au concours
Suite à l’enthousiasme général qu’a suscité ce concours (deux personnes ont répondu, merci à elles… les autres, no comment) voici donc les réponses.
Question 1 : « … Alors d’après vous, ai-je le droit de stationner ici, si je réside dans le quartier, quand, de quel coté, comment et à quelle heure ?… »
Ben si je savais, franchement, je poserais pas la question.
Question 2 : Titres des films
-a) Ferrovipathes : Trainspotting
-b) Brillantine : Grease
-c) Clanches et clanches 2 : Speed et Speed 2
-d) Petit bon…homme : Little Big Man
-e) La cabine : Phone game
-f) Retour à Brooklyn : Requiem for a Dream
-g) Les silences du désir : In the mood for love
-h) L’inconnu de Las Vegas : Ocean 11
-i) La légende du gros poisson : Big Fish
-j) Folies de graduation : American Pie
-k)Victoire : Glitter
Question 3 : Le panneau :
Contre tout attente, c’est une borne à incendie avec deux sorties connectables mais qui dérivent de la même source.
Question 4 : Pourquoi les voitures ( à essence) ont elles souvent une prise électrique qui dépasse à l’avant ?
C’est la prise qui sert l’hiver à faire chauffer le bloc moteur quand la température est trop basse et que même l’huile ou l’essence gèle !
Question 5 : Encore un panneau :
C’est la même chose que le précédent, encore des bornes incendie !! Pervers !! Vous avez vraiment de drôles d’idées !
Question 6 : Qui n’a pas eu sa place au festival Cinémania ?
Ginette Ladouceur, cette pauvre Ginette !
Question 7 : Beignes
Alors ça c’est hyper facile. C’est une photo prise au tout début de mon séjour mais de mémoire je peux vous dire qu’il s’agit :
1) Fourrée Pomme Cannelle
2) Fourrée Bleuets (myrtilles)
3) Glacée chocolat
4) Double chocolat
5) Beigne bleuets
6) Glacée érable
Question subsidiaire : Pourquoi Natacha Saint Pier ?
Vaste question…
Car le monde est injuste.
Parce que Pascal Obispo.
Parce que la daube est universelle.
Les gagnants du concours sont :
Bibi et Jean-Phi.
Félicitation, vous recevrez très prochainement un colis surprise par la poste.
Maintenant, petit pot-pourri des réponses reçues :
Bon j’avais prévu de faire un pot-pourri des réponses reçues mais ça va être dur avec deux joueurs !!
Fred
27 janvier 2006
YL
Petit bilan de la semaine qui vient de passer et de la précédente par la même occasion. Car au-delà de l’arrivée au pouvoir des conservateurs, j’ai aussi eu la visite de Yann Laurent pour quelques jours. Un petit break comme il m’a dit, 6 jours à glandouiller et profiter de Montréal. Presqu’un habitué puisque c’est la troisième fois qu’il vient. C’est ça l’avantage de ne payer que la moitié des billets d’avion. Je hais les privilégiés !! Mais non je plaisante YL. Mon premier visiteur et, presque frustrant pour moi, il ne voulait pas spécialement bouger, pas envie de partir jouer au trappeur dans les bois. Alors que je suis né pour ça… enfin presque. Alors nous avons donc joué aux citadins. Bref 6 jours de détente, à se vider la tête, à se remplir l’estomac et à se balader. Et puis 6 jours aussi à faire la fête, à découvrir des bars louches (moi le cuir c’est pas mon truc, lui non plus. Bref ça tenait plutôt de l’exploration ethnologique!) et à luger comme des enfants. Marché Jean Talon, Mont Royal, Bar 737 !!! (ce qui viendront verront), sushi, boite de nuit, bière et jus de canneberge (pas mélangé, c’est bien connu rouge sur blanc… tout fout le camp). Manque de bol pour lui, l’hiver comme on le rêve n’était pas vraiment au rendez-vous, à peine une petite chute de neige le samedi et encore pas de quoi fouetter une mouffette. Mais ça ne nous a pas empêché de rencontrer deux chasse-neige sur les trottoir et de retomber en enfance, une fois de plus, sur le Mont Royal, avec Laurence et les Crazy Carpets !! Après des débuts laborieux, des départs à l’envers, des retournés héroïques, de la neige plein la face et une bonne dose d’appréhension, il a finalement dompté le tapis récalcitrant. Faut dire que la crazy carpet pour expliquer, c’est une sorte de bout de plastique avec deux trous qui servent de poigner et qui contrairement à la luge, se dirige quand elle a envie d’être dirigée, c’est-à-dire pas souvent. Mais je vous laisse regarder quelques photos de son passage ici.
Sinon autre grande nouvelle (enfin presque) le Loft, nouvelle mouture, commence ici. Je pense qu’un bilan très prochain sera nécessaire.
Fred Crazy mais pas encore carpette
24 janvier 2006
AÏE!
Michael Moore avait écrit sur son site internet :
« Oh Canada, tu ne vas pas vraiment élire un gouvernement conservateur majoritaire. Il s’agit d’une blague, n’est-ce pas ? Je sais que tu as un grand sens de l’humour, mais la blague n’est plus drôle… »
Ben voilà ça y est, les conservateurs sont passés. Alors aux derniers résultats
Conservateurs: 124 circonscriptions
Libéraux: 103 circonscriptions
Bloc Québécois: 51 circonscriptions
Nouveau Partie Démocrate: 29 circonscriptions
Indépendant: 1 circonscription
Bon, pour rester optimiste, on peut se dire que les conservateurs ne sont pas majoritaires (puisque celle-ci se situe à 155 sièges) et que leur marge de manœuvre est donc limitée. Les libéraux quant à eux ont pris mal. Le bloc a perdu quelque chose comme 3 sièges (et reste quand même à 51 sur 75 seulement au Québec) et le NPD comme les conservateurs ont progressés. Pour la petite histoire (triste), un des conservateurs qui a été élu est un créationniste convaincu! Et on ne compte pas les créationnistes honteux !
Fred, non votant, mais soucieux
20 janvier 2006
pourquoi aujourd'hui?
Bon ce n'est pas dans mon habitude et je ne le referais peut être jamais, mais voici un post rapide pour vous inciter à aller faire un tour sur un blog qui vous amènera sur d'autres blogs et sur d'autres encore et peut être, après lecture, après vérification, après vous être forgé votre propre opinion, fouillerez vous pour trouver et signer la pétition (voir lien, je vous aide!!). Pourquoi avoir décidé de parler de ça et vous inciter à lire ces blogs, je le sais sans le savoir. Ne me le demandez pas, j'avais envie, aujourd'hui et c'est tout.
Triste affaire d'un proviseur qui a eu le malheur de tenir un blog de façon anonyme, d'y parler de tout et de rien et entre autre de son homosexualité et qui a été révoqué. Entre signification d'un blog, impact de ce média, déformation de la réalité par un journal, liberté individuelle et devoir d'un proviseur... Plein de choses à lire.
http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2006/01/18/272-lettre-a-gilles
Et voici un autre blog qui parle du sujet et du traitement médiatique qu'en a fait Libération.
http://dangereusetrilingue.net/francais
Archives du blog en question qui semble avoir disparu:
http://web.archive.org/web/*/garfieldd.com
Lien vers une pétition
http://www.petitiononline.com/Garf/petition.html
19 janvier 2006
Qui qui qui va gagner ?
Bon allez un peu de culture cette fois. Y’en a marre des glissades, des visites de supermarchés et des bêtises habituelles. Passons aux choses sérieuses.
Oui ça y est, après les élections municipales, sont arrivées les vrais élections, les grandes :les 39ièmes élections générales qui vont déterminer le premier ministre du Canada et son gouvernement. Oui premier ministre puisque Queen Mam est toujours présente (enfin sur les billets, toujours aussi décorative celle là) et est représentée ici par la Gouverneure Générale (avec deux « e », s’il vous plait) Michaëlle Jean. Tout un roman encore une fois car, pour résumer, il s’agit d’une ancienne journaliste québécoise francophone, métisse, d’origine haïtienne. Elle est donc Canadienne mais ayant épousé Jean-Daniel Lafond, français d’origine et vivant au Québec, elle bénéficie aussi de la nationalité française. De plus son mari est considéré comme un indépendantiste québécois alors qu’elle n’est pas censée avoir de couleur politique. Je vous laisse imaginer la polémique que cela a pu créer à son arrivée. Mais bon revenons à nos moutons : Qu’en est-il des élections ici ?
Alors tout d’abord le Canada est, comme les Etats-Unis ou presque, un état fédéral (10 provinces : Alberta, Colombie Britannique, Ile du Prince Edward, Manitoba, Nouveau Brunswick, Nouvelle Ecosse, Ontario, Québec, Saskatchewan et 3 territoires Nunavut, Territoires du Nord Ouest et Yukon).
Bon ça c’est fait. Ensuite viennent les partis. A l’heure actuellement c’est le Parti Libéral qui détient le pouvoir, mais on trouve aussi les Conservateurs, le Nouveau Parti Démocratique (NPD), le Bloc Québécois et quelques partis tels que le Parti Vert du Canada, le Parti Communiste du Canada... Et si nous avons nos partis exotiques en France, style « Chasse, Pêche et Tradition » ou bien encore ceux qui prônent la lévitation en rebondissant, jambes croisées, sur des tapis, le Canada n’est pas en reste puisque certaines provinces ont la chance de pouvoir voter pour : le Parti Marijuana, le Parti Marxiste-Léniniste du Canada ou bien encore le Parti Progressiste-Conservateur du Canada (y’a pas comme qui dirait un contresens !!)
Là où ça se complique, c’est que le Parti Libéral provincial, n’a officiellement rien à voir avec le Parti Libéral fédéral, de même pour le Bloc qui lui, de toute façon, n’existe qu’au niveau fédéral. Au provincial un équivalent du Bloc pourrait être le Parti Québécois (PQ) qui n’existe qu’au Québec. Jusque là grosso-modo c’est comme si le maire socialiste d’une ville n’avait rien à voir avec Holland ou son illégitime compagne (puisque j’ai cru comprendre qu’elle était très en vogue en ce moment). Deux niveaux : le provincial et le fédéral, indépendants ou presque. Donc pas confondre le Bloc Pot provincial et le Parti Marijuana Fédéral. Ca fume, certes, mais pas au même niveau.
Maintenant, compliquons les choses. Si le Parti Libéral, pour ne citer que lui, est présent dans toutes les provinces du Canada, le Bloc lui n’a de représentants que dans la province du Québec. Logique ! Qu’est ce que les gens de la Colombie Britannique en ont à faire des québécois Et comme son nom l’indique, il a pour but de faire bloc contre le pouvoir centralisé à Ottawa qui, selon certains québécois ne s’intéresse pas assez aux particularités, aux intérêts, aux différences de la province du Québec. Je me garderais bien entendu de faire un commentaire car je ne connais pas la situation politique au Canada.
Ensuite les provinces, en fonction du nombre d’habitants et de critères économiques…. sont divisées en circonscriptions (308 en tout). Le nombre de circonscriptions d’une province correspond alors au nombre de représentants de cette province à la chambre des communes. Le candidat qui recueille le plus de voix (pas besoin d’une majorité absolue) dans sa circonscription ira donc siéger à Ottawa. Le Québec compte, par exemple, 75 circonscriptions et donc 75 sièges. Ce qui veut dire que même si le Bloc Québécois remportait toutes les circonscriptions, il ne serait jamais majoritaire à Ottawa puisqu’on ne peut voter pour lui qu’au Québec. Et bien entendu, le chef du parti ayant le plus de sièges, devient premier ministre. Bref, je ne sais pas si c’est très clair mais là j’atteins les limites de mes connaissances en géopolitique canadienne.
Jusqu’à présent, le Parti Libéral au pouvoir avait une majorité au gouvernement suite à des ententes avec les Conservateurs (copinage et compagnie). Mais c’était sans compter sur le scandale des commandites. Vaste sujet qui alimente les manchettes des journaux depuis plusieurs mois maintenant. Il y a presque 10 ans, alors que le PQ était au pouvoir au Québec, a eu lieu un référendum pour l’indépendance de ce dernier (Episode douloureux ici et sujet brûlant puisque le NON est passé à 50,1%). A cette occasion le gouvernement fédéral (Parti Libéral) a attribué de façon douteuse des marchés à des agences de communication (copinage et compagnie, le retour) pour promouvoir le non, a investi des sommes énormes et de manière illégale pour occuper au maximum les affichages publics et limiter l’impact de la communication des indépendantistes. Sauf qu’il se sont fait démasquer, enquête et rapport Gomery. Les Conservateurs s’étant désolidarisés et le parti libéral étant devenu minoritaire à la chambre des communes, le Bloc, le NPD et les Conservateurs ont déposé une motion de défiance et bye bye Paul Martin !! Résultat : élections anticipées et nous y voilà.
Les panneaux ont a nouveau envahi les rues, la campagne bat son plein et les débats télévisés sont lancés (voire finis). Et si, comme en France, l’équité du temps de parole est aussi scrupuleusement respectée, se greffe ici une contrainte supplémentaire : la langue. Ah ah, petit détail me direz-vous… Que nenni ! Le Canada reconnaît deux langues officielles : l’anglais et le français. Vous vous dites (si si je sais ce que vous vous dites) :Rien de plus simple, un débat, des traducteurs en direct live et tout est réglé, d’autant que la formule du débat a été mise de côté pour ces élections. Il s’agit en fait de questions posées à tour de rôle à chacun des candidats qui ont un temps bien précis pour répondre et sans interaction possible les uns avec les autres. Questions choisies par des journalistes « intègres » qui sont le fruit de leurs propres réflexions ou des interrogations des électeurs sondés. Et là vous pensez (oui je sais aussi ce que vous pensez, je sais tout, je suis omniscient) : tant mieux c’est encore plus facile à traduire qu’un débat !! Eh bien non on ne traduit pas car la moitié des séances de questions est en anglais et l’autre moitié en français. Ce qui créé des situations plutôt étranges. En effet, le chef du parti Conservateur, par exemple, est anglophone et parle un français très très moyen. Ce qui veut dire qu’un soir sur deux, Mr Harper a essayé de comprendre des questions en français et a dû y répondre en français. Résultat un magnifique blanc sur une question, des réponses à côté de la plaque quelques fois (tout ça parce qu’il avait du reconnaître dans la question un mot clef et avait donc donné sa réponse pré-formulée), des bégaiements et des hésitations à la pelle et des interventions brutalement coupées par un : « Désolé mais le temps qui vous était imparti vient de s’achever » (Candidat suivant Simone). J’ai voulu comprendre pourquoi ma fabuleuse idée de la traduction en français et en anglais n’avait pas été choisie (oui j’ai des idées de génie parfois) et j’ai donc demandé autour de moi, en expliquant que c’était très handicapant pour les candidats et que ça ne desservait pas le jeu politique, la clarté du discours, la présentation des programmes... C’est d’ailleurs plus handicapant pour les candidats anglophones, qui bien souvent ne parlent pas bien français, que pour les francophones qui, eux, sont plus doués en anglais. Puis déjà qu’il n’y a pas de débat, c’est un peu plat tout ça. Je ne dis pas que le débat apporte des solutions, chacun campe généralement sur son point de vue et n’en démord pas, mais il a au moins le mérite d’être animé et parfois comique. Quoi que, un débat en deux langues, ça doit pas être coton ! Bref gros dilemme et on m’a expliqué que c’était aussi une façon de tester les hommes politiques, d’obliger les partis à prendre en compte le bilinguisme officiel du pays… Moi je vous le dis, parler français au Canada, est en quelque sorte un acte politique en soi.
Bon bien entendu comme partout ailleurs, on assiste aux coups bats, aux scandales de dernière minute (encore un pour les libéraux de Paul Martin avec le tout nouveau scandale d’Option Canada. Paul Martin qui, de semaine en semaine, se présente à la séance des questions avec de plus en plus de casseroles au cul. Gling gling v’la l'Martin !!). Mais on a aussi droit aux publicités à la télé. Et là c’est quelque chose parce que ça va de la pub totalement infantilisante où les libéraux font passer les bloquistes pour des neuneus (s ou x, je sais pas) en parodiant un match d’impro (et revlan dans la gueule aux libéraux qui ont oublié de payer des droits à la ligue d’improvisation) à la pub toute récente et plus constructive des libéraux (encore eux) qui commencent à se chier dessus parce que les conservateurs sont en tête à l’heure actuelle. Et ça c’est moins drôle parce que les conservateurs, ce ne sont pas des rigolos !! Il y a aussi celle des Conservateurs qui ajoutent à la fin du spot, après la mention légale : « Autorisé par l’agent enregistré du parti conservateur » le petit plus suivant « et payé avec de l’argent propre » !
Bref, je trouve ça très intéressant à regarder en observateur neutre (ou presque... parce que bon les conservateurs ça pue un peu pour les droits des femmes (IVG, …), des homos, la guerre en Irak et j’en passe).
Allez j’arrête ici parce que je sens que vous êtes en pleine indigestion politique. Résultats le 23 janvier !!
J’espère que certains auront eu le courage d’aller jusqu’au bout du texte. Et je retourne à des problèmes plus futiles du genre « pas se casser la gueule sur les trottoirs ». Chacun ses préoccupations. Pour info, dans la seule journée d’hier, considérée comme une des pires de l'hiver, pas moins de 500 interventions de Urgences-Santé pour des chutes sur les trottoirs !! Record battu car lors des pires journées des années précédentes, ils tournaient à 200 interventions.
Fred envoyé spécial à Montréal, à vous Arlette Chabot, à vous les studios.
17 janvier 2006
Turin 2006
Bon ça fait un moment que je n’ai rien écrit… C’est ça quand on travaille alors !!!
Alors voici un petit résumé des quelques jours qui viennent de passer.
Tout d’abord une grande nouvelle : je me suis mis au patin à glace et la grande nouvelle c’est que je ne suis pas encore tombé. Trois fins d’après-midi à patiner et pas une chute. Et je ne vous parle pas d’une patinoire comme on les connaît en France. Non là c’est du patinage en plein air, au parc Lafontaine sur ce qui, sous des températures humaines, est un lac. La première épreuve consiste à sortir du bâtiment qui sert de vestiaire, d’avancer sur un tapis anti-dérapant (mon cul), de descendre des escaliers et de se rendre sur la patinoire, le tout patins au pieds. Et là le réflexe, on cherche la barrière pour s’accrocher. Eh eh !!! trop facile. Ici pas de barrière… c’est « patine ou crève ! » Bon ben je vais crever. Alors je ne dis pas que les débuts ont été fabuleux mais je me débrouille. Et c’est même plutôt génial. A un détail prêt : des trolls de 80 cm qui patinent comme des dieux et qui me ramènent à ma triste condition de pingouin ridicule. Bon pour Turin 2006, c’est raté mais j’y crois !!
Sinon j’ai assisté à mon premier match d’improvisation. Pour la petite histoire, les matchs d’improvisation ont été inventés ici, au québec. Piste de hockey miniature, adversaires habillés comme des hockeyeurs professionnels, petits cartons pour voter, arbitre en noir et blanc et animateurs pour les temps morts, le tout rythmé par un DJ et arrosé copieusement de bière. Alors encore une fois je n’ai pas toujours tout compris, quelques trucs m’ont échappé entre « tabernac » et « en hostie » mais c’était très sympa.
Finalement côté météo, c’est à n’y rien comprendre. Non franchement à quoi ça sert que je sois allé manifester contre le réchauffement climatique. En quelques jours on est passé de –10°C à + 6°C pendant trois jours. Résultat, plus de neige dans les rues, sur les trottoirs, juste un peu dans les parcs. J’avais laissé tomber tuque, mitaines et foulard, alors qu’avec +6°C en France je serais en train de grelotter (comme quoi tout est relatif). Et tout à coup, alors qu’il faisait +4°C samedi, on a eu droit à de la pluie verglaçante, de la neige et finalement un –15°C le dimanche au réveil et des trottoirs complètement gelés.
Allez à bientôt pour un petit bilan électoral car ici les élections pour élire le premier ministre canadien touchent à leur fin : élections avancées, scandales, débats bilingues surprenants…
Fred le roi du patin
12 janvier 2006
Québec
Ah oui j’ai failli oublier. Pendant mes vacances je suis aussi allé faire un tour du côté de Québec. On a loué une voiture avec Bertrand et un copain à lui et on est parti. Au programme : Chute de Montmorency, Ile d’Orléans et Québec.
Alors pour info, même si la chute de Montmorency est moins large que celles du Niagara, elle est haute de 83 mètres, c’est-à-dire 30 de plus que Niagara. Et c’est impressionnant. D’autant qu’en cette période, la glace est en train d’envahir les chutes pour le plus grand plaisir des fous d’escalade de cascade de glace.
L’île d’Orléans, située juste en face de la chute et de Québec, quant à elle, a finalement conservé, comme beaucoup d’îles, une tranquillité d’une autre époque. De jolies maisons au milieu des bois et le tout entouré du Saint Laurent qui commence à geler. Ca aussi c’est à voir.
Pour ce qui est de Québec, je suis moins enthousiaste. Est-ce à cause de la météo qui n’était pas de notre côté ce jour là comme vous pourrez le voir sur les photos ? Certes pour les québécois, la ville est symbolique architecturalement et historiquement. Ca peut se comprendre. C’est la seule ville fortifiée d’Amérique au nord du Mexique. Elle va d’ailleurs bientôt atteindre ses 400 ans (en 2008) et est classée comme patrimoine mondial par l’UNESCO. Mais elle ressemble en quelque sorte aux vieilles villes françaises et c’est peut-être pour ça que j’ai moins aimé que Montréal : maisons en pierres, petites ruelles, une partie de la vieille ville sur un rocher qui domine le Saint Laurent. Elle est la ville administrative du Québec, symbole aussi des combats souverainistes. Mais il y a un côté trop propre dans cette ville qui me dérange, tout est trop parfait, les peintures sont trop fraîches, les pierres sont trop carrées, les couleurs sont trop vives, tout est fait pour le touriste. A un tel point que parfois certains édifices semblent sortir d’un décor de Walt Disney. Et au milieu de cette ville, trône le château Frontenac, une immense bâtisse aux toits de cuivre verts de gris. Finalement ce qui m’a vraiment plus dans cette ville, c’est la promenade des gouverneurs. Une longue promenade le long des remparts de la vieille ville, au dessus du Saint Laurent sur lequel dérive des blocs de glace et qui amène jusqu’aux plaines d’Abraham, célèbres puisque c’est ici qu’a eu lieu la bataille entre troupes anglaises et françaises et qui a vu la victoire des anglais et le "début de la fin" de la Nouvelle France. Les plaines d’Abraham sont une sorte de grand parc plus ou moins aménagé (je dis plus ou moins parce que sous la neige on ne distingue plus vraiment si il a des chemins ou des bancs, par contre on a vu des réverbères, c’est rassurant). On était seul à s’y promener (sur une idée originale et suicidaire de moi-même, faut dire que ça caillait sévère, mais c’était vraiment très calme et très beau), il faisait nuit et tout était enneigé. C’était vraiment superbe.
Pour ce qui est du retour en voiture, je ne préfère même plus y penser : pluie verglaçante sur Québec et neige tout le long. Entre 50 et 80km/h sur l’autoroute avec une voiture de location équipée en pneus quatre saisons, une visibilité inexistante… Un vrai moment de bonheur. Un moment qui dure en plus puisque, parti à 21h30, on est arrivé sur Montréal vers 1h30-2h, affamés et crevés.
Fred, prêt pour le trophée Andros !
11 janvier 2006
Ridicule Edicule
Depuis que je suis arrivé à Montréal, l’escalier roulant de ma station de métro est en panne et depuis septembre je peux voir une petite affiche prometteuse m’annonçant la fin des travaux pour fin décembre 2005 ainsi qu’une alternative pas du tout intéressante consistant à emprunter l’escalier mécanique de l’édicule sud. Oui édicule ! Alors en voici la définition donnée par Wikipédia, pour ceux qui, comme moi, ne connaissaient pas ce mot qui sonne si bien:
« Un édicule est une petite construction urbaine d'emploi varié.
Pendant l'antiquité romaine, l'édicule logeait la statue de la divinité protégeant le lieu (temple, maison).
Plus tard, on utilisait le mot édicule pour désigner un petit édifice logeant une vespasienne.
Dans les grandes villes, les édicules protègent souvent des bouches du métro des intempéries. Les célèbres «édicules» d'Hector Guimard, qui ornent de nombreuses stations du métro parisien, ne sont pas proprement dits des édicules, mais des entourages. Or, trois stations parisiennes ont des véritables édicules Guimard (structures avec un toit) : Porte Dauphine, Abbesses et Châtelet (sortie Sainte-Opportune).
Les stations de métro des grandes villes, surtout au centre-ville, souvent ne possèdent pas d'édicules, à cause de contraintes d'espace et de l'aménagement de bouches de métro en plein trottoir. Une exception est le métro de Montréal; compte tenu des intempéries de l'hiver montréalais, on prit la décision d'aménager quasiment toutes les bouches de métro dans des édicules au bord des trottoirs, ou dans des façades d'édifices. »
Ils parlent même des édicules de Montréal !! C’est dire s’il aurait été dommage que je ne vous en parle pas à mon tour. Mais passons sur la définition d’édicule pour nous concentrer sur le gros du problème: les ESCALIERS M'CANIQUES (à en croire l'affiche).
Quelle n’a pas été ma surprise le 2 janvier de découvrir que par dessus « décembre 2005 » avait été collée, et ce de manière officielle, une étiquette « janvier 2006 ». J’ai crié au scandale au milieu de mon édicule. Avec Fabienne, dans une élan de râlage (j’écris râlage si je veux ! Non mais…), bref dans un élan de râlage à la française, on voulait rajouter un autocollant « menteur » sous « janvier 2006 », mais d’autres ont eu la même idée. Et voilà ce que j’ai découvert le lendemain sur le panneau, certes avec une faute d’orthographe, mais surtout avec beaucoup d’humour.
Ca avance et ça recule, les travaux pour les escaliers d’mon édicule !!!!
Fred qui travaille ses fessiers !
09 janvier 2006
Mon curé au supermarché
Après les célèbres et oh combien talentueux « Mon curé chez les nudistes » et « Mon curé chez les Thaïlandaises », voici le dernier volet de la série des « Mon curé » : « Mon curé au supermarché ».
Je ne suis pas un spécialiste du monde ecclésiastique, mais là j’avoue que j’ai été très surpris de découvrir dans mon supermarché préféré des hosties !! Oui des hosties. Vous le croyez ça. Et mieux encore, des retailles d’hosties. Faut pas gâcher. J’imagine bien le curé de la paroisse allant acheter ses hosties au rayon des cacahuètes et des poudres pour bouillon de volaille. J’ai en vain cherché le vin de messe et l’eau bénite mais à part quelques vins chiliens et de l’eau fluorée, je n’ai rien trouvé de tout ça. La question que je me pose est la suivante : Ces hosties sont elles déjà consacrées ou faut-il que je passe par l’église de mon quartier avant l’apéro ? Non parce que là j’ai pas que ça à faire. Grand grand grand grand … grand tonton doit se retourner dans sa tombe papale. Pauvre Urbain V !!
Vous avez déjà eu le plaisir immense de pénétrer l’intimité de mon frigo sous la lueur de la veilleuse, je vous invite donc cette fois-ci à me suivre en pleine lumière dans les rayons très fréquentés de mon supermarché à la découverte de quelques curiosités locales. Oui je persiste à dire qu’un pays se visite aussi dans ses supermarchés.
Alors, bien entendu, commençons par les fameuses hosties ainsi que les retailles d’hosties.
Ensuite, un article dont j’ai déjà parlé : La laitue vivante, oui vivante et fraîche comme l’annonce l’étiquette. La preuve y’a encore les racines !
Quelques rayons plus loin, nous découvrons des œufs, certes mais des œufs avec deux jaunes à l’intérieur et le tout certifié «Garantie 75% deux jaunes».
Et puis dans la série des couleurs vives, voici les glaçages en tube pour les gâteaux d’anniversaire. Y'a pénurie dans le rayon, "temps des fêtes" oblige!
Et ça c’est quoi ? Du beurre oui mais du beurre au citron, à l’ail ou à la tomate… Moi je trouve ça intéressant!
Et là, qu’est ce que je vois ? Une recette de gâteau au chocolat à base de Mayonnaise ! Oui à base de Mayonnaise ! Et le tout, bien entendu, au dos d’un pot de mayonnaise. Bon en même temps la recette n'est pas bien compliquée. (Merci Fabienne pour l’info)
Question : Si un québécois déboulait en France, par quoi pourrait-il être surpris dans un supermarché ? Je suis sûr qu’on a aussi nos bizarreries, mais lesquelles ? Des escargots en boite, de la cancoillotte… Si vous avez des idées, je suis preneur.
Avec CarreFred je positive !


